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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 08:31

La légitimité démocratique      

 

par Pierre Rosanvallon

Mis en ligne : [21-11-2008]

Domaine : Idées

 



Né en 1948, Pierre Rosanvallon est un historien et sociologue français. Ses travaux portent principalement sur l'histoire de la démocratie, et du modèle politique français, et sur le rôle de l'Etat et la question de la justice sociale dans les sociétés contemporaines. Il a été l'un des principaux théoriciens de l'autogestion  associée à la CFDT. Il occupe depuis 2001 la chaire d'histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France tout en demeurant directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales  (EHESS), où il dirige le Centre de recherches politiques Raymond Aron. Il a récemment publié La Démocratie inachevée. Histoire de la souveraineté du peuple en France, (Gallimard, Bibliothèque des histoires, 2000), Le Sacre du citoyen. Histoire du suffrage universel en France, (Folio Histoire, 2001), Pour une histoire conceptuelle du politique, (Le Seuil, 2003), Le Modèle politique français. La société civile contre le jacobinisme de 1789 à nos jours, (Le Seuil, 2004), La contre-démocratie, La politique à l'âge de la défiance, Seuil, 2006.


Pierre Rosanvallon, La légitimité démocratique, Impartialité, reflexivité, proximité, Paris, Seuil, Septembre 2008, 367 pages.


 

Le peuple est la source de tout pouvoir démocratique. Mais l'élection ne garantit pas qu'un gouvernement soit au service de l'intérêt général, ni qu'il y reste. Le verdict des urnes ne peut donc être le seul étalon de la légitimité. Les citoyens en ont de plus en plus fortement conscience. Une appréhension élargie de l'idée de volonté générale s'est ainsi imposée. Un pouvoir n'est désormais considéré comme pleinement démocratique que s'il est soumis à des épreuves de contrôle et de validation à la fois concurrentes et complémentaires de l'expression majoritaire. Il doit se plier à un triple impératif de mise à distance des positions partisanes et des intérêts particuliers (légitimité d'impartialité), de prise en compte des expressions plurielles du bien commun (légitimité de réflexivité), et de reconnaissance de toutes les singularités (légitimité de proximité). D'où le développement d'institutions comme les autorités indépendantes et les cours constitutionnelles, ainsi que l'émergence d'un art de gouvernement toujours plus attentif aux individus et aux situations particulières. Nous sommes entrés dans ce nouveau monde sans en avoir perçu la cohérence ni interrogé lucidement les problèmes et les conséquences. C'est à en dévoiler les ressorts et les implications que s'emploie ici Pierre Rosanvallon. Après avoir publié La Contre-démocratie (Seuil, 2006), il propose, dans ce deuxième volet de son enquête sur les mutations de la démocratie au XXIe siècle, une histoire et une théorie de cette révolution de la légitimité.

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