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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 23:18

Les illusions du progrès          

 

par Georges Sorel

Mis en ligne : [21-11-2008]

Domaine : Idées



 


Georges Eugène Sorel (1847 – 1922) est un philosophe et sociologue français. À la fois antidémocratique et révolutionnaire, la pensée de Sorel a influencé de nombreux penseurs et hommes politiques du XXème siècle, tant de droite que de gauche. Parmi eux, des personnalités proches de l'Action française comme Georges Valois, Pierre Lasserre ou le catholique René Johannet, des libéraux comme Piero Gobetti, des socialistes comme le Hongrois Ervin Szabó, des communistes comme Antonio Gramsci et le jeune Georg Lukács, des anti-conformistes comme Curzio Malaparte, des sociologues comme Jules Monnerot et Walter Benjamin, des théoriciens politiques comme Carl Schmitt ou encore des économistes comme François Perroux.
Parmi ses oeuvres majeures :  La décomposition du marxisme (Marcel Rivière 1910, réed. PUF, 1982), Réflexions sur la violence (Marcel Rivière, 1919, réed. Seuil, 1990), Matériaux d'une théorie du prolétariat (Marcel Rivière, 1919).


Yves Guchet, Agrégé de droit public, est professeur émérite de l'Université de Paris-X-Nanterre.

 


Georges Sorel, Les illusions du progrès, suivi de L'avenir socialiste des syndicats, Présenté par Yves Guchet, Paris, L'Age d'Homme, Septembre 2007, 315 pages.


Le titre donné par Sorel au recueil d'articles publiés dans le Mouvement socialiste, il y a un siècle, pourrait induire en erreur. Les Illusions du progrès ne constituent pas une dénonciation du progrès technique, mais la remise en cause d'une idéologie qui trouve son origine au XVIIe siècle avec la pensée cartésienne, pour s'affirmer au siècle suivant comme idéologie de la bourgeoisie, à travers l'Encyclopédie de Condorcet. Mais conquérante, puis dominante, la bourgeoisie n'a plus qu'une ambition : se maintenir au pouvoir, et l'idéologie du progrès y contribue en pénétrant l'ensemble de la société. Cette idéologie a un principe: trouver des explications simples permettant de " résoudre toutes les difficultés que présente la vie quotidienne ". Dès lors, le progrès n'apparaît pas " comme l'accumulation de savoirs mais dans l'ornement de l'Esprit qui, débarrassé des préjugés, sûr de lui même et confiant dans l'avenir, s'est fait une philosophie assurant le bonheur à tous les gens qui possèdent les moyens de vivre largement ". Et doit-on ajouter, de tous les autres qui se laissent abuser. C'est cette philosophie illusoire du progrès que Sorel se propose de dévoiler pour mieux la combattre.

 

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