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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 23:32
Chroniques 1968                       

 

Chroniques d'Alexandre Vialatte

Mis en ligne : [2-01-2009]

Domaine : Lettres




 

Alexandre Vialatte (1901-1971) est l’auteur d’une douzaine de romans dont Battling le Ténébreux, Les Fruits du Congo, Le Fidèle Berger. Chroniqueur (notamment au journal La Montagne pour lequel il écrivit neuf cents chroniques), poète, traducteur de Nietzsche et de Thomas Mann, il fut aussi celui qui traduisit et fit connaître Kafka en France. Parues en 2000 dans la collection " Bouquins ", ses Chroniques de la Montagne ont été vendues à près de trente mille exemplaires.

Alexandre Vialatte, Chroniques 1968, Paris, Julliard, octobre 2008, 342 pages.

Les célébrations de Mai 68 s’achèvent… Laissons à Alexandre Vialatte le soin de les clore. Avec poésie, sagesse et irrévérence. Qu’est-ce, selon Vialatte, que la révolution ? " Un voisin chauve qui passe la tête au-dessus d’une muraille de silence. " Les motivations des jeunes à agir ? " D’autres dataient de Verdun, de Diên Biên Phu, de l’OAS, de l’exode ou du marché noir. Ils ont voulu eux aussi dater de quelque chose. D’un événement qui les révèle à eux-mêmes. Et ils ont forcé l’événement. " Conclusion ? " Ils ont ressemblé à leurs pères. On ne va pas contre l’hérédité. " Et demain, que restera-t-il de Mai 68 ? " Tout dépendra des gouvernements. De l’intérêt qu’auront les plus forts à minimiser l’aventure ou à en faire dater la naissance de leur règne ", prophétise-t-il à la date du 15 décembre 1968. Dans ce volume qui rassemble le millésime 1968 des chroniques d’un observateur inégalable des mœurs de son temps, on n’apprendra en réalité presque rien sur les " événements de Mai ", mais en revanche mille détails essentiels sur les océans, les fleuves et les îles ; les montagnes, les plaines et les continents – qui ont en commun de " remonter à la plus haute Antiquité ". Et on y croisera surtout la route de l’homme, " enfant chéri de cette chronique ", " vaincu par ses conquêtes ", dont Vialatte se demande : " Que pouvait-il faire sans auto à laver ? " De Pierre Desproges à Amélie Nothomb, de plus en plus nombreux sont ceux qui revendiquent une filiation avec l’humour absurde et le style prodigieux d’Alexandre Vialatte.

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