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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 23:43
L'Argent, Dieu
et le Diable            

Péguy, Bernanos, Claudel
face au monde moderne      
                                                                 

de Jacques Julliard

Mis en ligne : [19-06-2009]

Domaine : Idées


 

Jacques Julliard, né le 4 mars 1933 est un journaliste et intellectuel français. Figure emblématique du catholicisme de gauche, il a assumé jusqu'en 1976 des responsabilités confédérales au SGEN et à la CFDT. Il collabore régulièrement à la revue Esprit, au Nouvel Observateur et dirige la revue Mil neuf cent. Il est également directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Il a récemment publié :  Le choix de Pascal (Desclée de Brouwer, 2003), Que sont les grands hommes devenus ? Essai sur la démocratie charismatique (Saint-Simon, 2004), Le Malheur français (Flammarion, 2005), La reine du monde (Flammarion, 2008).

Jacques Julliard, L'Argent, Dieu et le Diable. Péguy, Bernanos et Claudel, Paris, Flammarion, Septembre 2008, 329 pages.

 

« Péguy, Bernanos, Claudel. Si je rapproche ici ces noms, ce n'est pas parce qu'ils sont tous trois ce que l'on est convenu d'appeler des écrivains catholiques. Catholiques, ils le sont, chacun à sa manière, mais cela ne suffit pas, loin de là, à les définir. Si je les ai réunis, c'est d'abord parce que chacun d'eux a représenté, à diverses époques de ma vie, un formidable instrument d'émancipation intellectuelle. Ils m'ont aidé à me libérer de mon temps, à prendre des distances vis-à-vis de lui, et plus encore, vis-à-vis de moi-même. Quand le monde tout entier paraît s'affaisser sur son axe et que l'on se sent gagné par la lâche tentation de composer avec ce qu'il charrie de plus médiocre, alors Péguy, Bernanos et Claudel sont des recours. Ils nous arrachent à la vulgarité ambiante et bien souvent nous en protègent. Non que chacun d'entre eux n'ait eu, à l'occasion, ses faiblesses. Mais leurs erreurs n'ont jamais été inspirées par la complaisance à leur époque ; ils n'ont jamais emprunté leurs aveuglements à leurs contemporains. Leur marginalité fut à la fois un fait subi et une situation voulue. Subie, parce qu'elle est en effet pour partie liée à leur position d'écrivains catholiques. Voulue, parce qu'en érigeant l'ostracisme dont ils furent victimes en sécession délibérée, ils ont fait de ce défi à leur temps la source principale de leur inspiration. Les grandes oeuvres peuvent bien exprimer leur époque, elles n'en sont pas moins bâties sur la solitude volontaire et la résistance à la contrainte extérieure. » Jacques Julliard.

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