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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 19:30
Le concert européen                 Aux origines de l'Europe   

de Jacques-Alain de Sédouy
Mis en ligne : [16-02-2010]
Domaine : Histoire
 le-concert-europeen.jpg

Après quelques années passées à la Commission européenne, Jacques-Alain de Sédouy a été ambassadeur en Jordanie, au Mexique et au Danemark. Co-président adjoint de la conférence sur l'ancienne Yougoslavie (1994-1995), il a été nommé ensuite conseiller d'Etat en service extraordinaire. Il est l'auteur, entre autres, de Chateaubriand, un diplomate insolite (Perrin, 1992), Le Congrès de Vienne, l'Europe contre la France (Perrin, 2003).


Jacques-Alain de Sédouy, Le concert européen. Aux origines de l'Europe, 1814-1914, Paris, Fayard, Septembre 2009, 484 pages.


Présentation de l'éditeur.
On a beau jeu de pointer les grands conflits militaires qui ont frappé l'Europe entre la défaite napoléonienne et la Première Guerre mondiale, mais on ne pense presque jamais à tous ceux qui ont été évités. On oublie que l'Europe n'a pas attendu le traité de Rome (1957) pour s'organiser. Si le système européen né en 1814-1815 fut au début dirigé contre la France, celle-ci a rapidement rejoint les quatre premiers garants de l'ordre international : Grande-Bretagne, Autriche, Prusse et Russie. Ce qu'on a appelé le « concert européen » devait ainsi fonctionner jusqu'en 1914, permettant à notre continent de se transformer profondément dans une paix relative, sans catastrophe majeure. Se concerter, se réunir pour apaiser les tensions avant qu'elles ne dégénèrent devient une habitude pour les diplomates, les ministres et les souverains. Le XIXe siècle est ponctué de rencontres où les Européens apprennent à se parler (en français). Faire accepter des limites aux hégémonies, gérer les effets des mouvements révolutionnaires, contrôler au mieux (ou au moins mal) l'idée d'Etat-nation et l'aspiration à l'unité (Italie, Allemagne) ou à l'indépendance (Grèce, Bulgarie, Serbie, etc.), discipliner la compétition coloniale, définir un comportement face à l'effondrement de l'Empire ottoman. Voilà un bilan largement positif. Jusqu'à ce que le système s'enraye et qu'éclate l'affrontement généralisé. Toute cette histoire trop oubliée, mais qui a des accents étonnamment modernes, méritait d'être racontée dans sa totalité sous la plume vivante et érudite d'un diplomate doublé d'un historien. C'est l'une des faces cachées du XIXe siècle qui est révélée ici

Recension de Henri Madelin. - Etudes, février 2010.

Jacques-Alain de Sédouy, diplomate doublé d’un historien signataire de plu­sieurs livres bien documentés, présente un ouvrage qui scrute une face peu explorée du système diplomatique du xixe siècle, qui court de la fin de l’épo­pée napoléonienne jusqu’au déclenche­ment de la Première Guerre mondiale. Le terme de « concert européen » n’ap­paraît qu’aux alentours de 183O et c’est sans doute Metternich qui en est l’inventeur. Si le système européen de cette période repose sur la notion clas­sique d’équilibre, il ne peut s’y résumer. La France vaincue de 1814 est très vite invitée à se joindre aux quatre premiers garants de l’ordre international : Grande-Bretagne, Autriche, Prusse et Russie. Souverains, ministres, diploma­tes se réunissent fréquemment pour tenter de réduire les tensions sur le continent et d’éviter qu’elles ne dégé­nèrent en conflits armés, comme on le verra en 1914. Les Congrès se succè­dent, depuis celui de Vienne en 1814 jusqu’à celui de Berlin en 1878. On y parle français et c’est dans cette période que sont rédigés de nombreux « proto­coles » et un ensemble de textes juridi­ques qui constituent un « droit public européen ». Pour préserver une paix relative, la tâche des diplomates est de freiner les menaces hégémoniques, de réduire les mouvements révolutionnai­res, de discipliner l’expansion coloniale et de se positionner ensemble face à l’effondrement de l’Empire ottoman. Mieux connaître les principales facet­tes de ce « concert européen », spéciale­ment dans les Balkans, c’est aussi mieux comprendre les racines de l’Eu­rope dans laquelle nous vivons présentement.

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