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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 10:30

Toujours moins!                      

Déclin du syndicalisme à la française    

Par Dominique Andolfatto et Dominique Labbé
Mis en ligne : [19-04-2010]
Domaine : Idées

 

Toujours-moins.gif

 

Dominique Andolfatto et Dominique Labbé, spécialistes français de la question syndicale et de son histoire, animent depuis trente ans un réseau de recherche sur le syndicalisme et les relations professionnelles en France. Ils sont notamment les auteurs d'une Histoire des syndicats, 1906-2006. (Seuil, 2006)



Dominique Andolfatto et Dominique Labbé, Toujours moins ! Déclin du syndicalisme à la française, Paris, Gallimard, février 2009, 220 pages.


Présentation de l'éditeur.
Pourquoi les salariés français reçoivent-ils une proportion toujours plus faible du produit de leur travail ? L'affaiblissement de la capacité d'action collective et le déclin des syndicats expliquent l'aggravation des inégalités, la détérioration des conditions de travail des salariés. Beaucoup d'idées fausses circulent à ce propos. Ce livre en démonte quelques-unes. Contrairement à ce qui est partout répété, les syndicats français n'ont pas toujours été faibles; le dialogue social existe mais ses résultats ne sont pas ceux qu'on imagine; notre pays n'est pas spécialement gréviste et la conflictualité est en régression; les syndicats ont beaucoup de ressources, mais l'origine de ces moyens est inavouable; au lieu d'être une chance, l'Europe représente une menace réelle pour les salariés français; enfin, ceux-ci n'ont rien de bon à attendre des réformes qui prétendent établir une " démocratie sociale " dans notre pays. Cependant, un renouveau du syndicalisme est possible. Il permettrait aux salariés français de sortir de la logique du " toujours moins ".

Recension de Julio Schumacher.
  Etudes - février 2010
.
Le syndicalisme français ressemble à un arbre sans feuille. Ils ne porte plus les soucis des salariés qui aspirent à voir un peu de soleil : les conditions de tra­vail se dégradent, les suicides dans les entreprises font la une des journaux, mais la fatigue nerveuse, allant jusqu’au burn-out, s’accroît moins sous la pres­sion des cadences infernales de jadis que de la diminution des échelons hié­rarchiques. De plus, les écarts de reve­nus, difficilement justifiables par l’analyse économique, accentuent le poids des deux classes productives extrêmes : les working poor et les wor­king rich. Les auteurs voient dans le déclin du syndicalisme français la prin­cipale raison de cette situation sociale dégradée qu’accompagne une législation européenne assez molle. Ce déclin s’ex­plique, selon eux, par l’abîme qui sépare désormais les salariés de leurs représen­tants syndicaux. Ces derniers n’ont en fait plus besoin des salariés : de par la réglementation française et la pratique des patrons, les syndicats vivent non pas des cotisations, mais des subventions publiques ou patronales (devenues léga­les depuis la dernière loi de modernisa­tion économique), des mises à disposition d’hommes, de locaux, de temps de délé­gation, de services de transports, et par­fois même de corruption plus ou moins avérée. Les auteurs épinglent avec juste raison la Caisse Centrale d’Activités Sociales (CCAS) d’EDF-GDF, actuelle­ment sous enquête judiciaire.

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la revue critique des idées et des livres - dans Notes Idées
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