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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 10:30
Lettres à Marilou                    

d'Alexandre Vialatte
Mis en ligne : [24-04-2010]
Domaine : Lettres
vialatte.gif

 

Alexandre Vialatte (1901-1971) est l’auteur d’une douzaine de romans dont Battling le Ténébreux, Les Fruits du Congo, Le Fidèle Berger. Chroniqueur (notamment au journal La Montagne pour lequel il écrivit neuf cents chroniques), poète, traducteur de Nietzsche et de Thomas Mann, il fut aussi celui qui traduisit et fit connaître K afka en France. Publications récentes : Chroniques de la Montagne (Bouquins, 2000),  Chroniques des Arts Ménagers (Au Signe de la Licorne, 2001), Chroniques de Flammes et Fumées (Au Signe de la Licorne, 2001), Les Amants de Mata Hari (Le Dilettante, 2005),  Fred et Bérénice (Le Rocher, 2007).   


Alexandre Vialatte, Lettres à Marilou, Paris, Au Signe de la Licorne, octobre 2009, 120 pages.


Présentation de l'éditeur.
Vialatte amoureux. Telle est la raison de ce petit volume. C'est l'histoire d'un échec sentimental au sortir de sa vie étudiante, une aventure née en 1922 quand il dirigeait à Mayence La Revue Rhénane. Avec les stratégies de la correspondance amoureuse brillamment analysées par Pierre Jourde dans sa préface, beaucoup de Vialatte s'y retrouve : goût de l'Allemagne romantique et de l'Auvergne aux " chemins pavés d'améthyste ", intérêts littéraires et influences, dilection pour les personnages singuliers et les images.  

La critique de Jacques Aboucaya. - Service littéraire, janvier 2010.
Licorne d'abondance. Commençons par chanter le los des éditeurs de province. Qualifiés souvent de "petits éditeurs", certains sont l'honneur du métier. Parmi eux, "Au Signe de la Licorne", sis à Clermont- Ferrand. Son catalogue est exemplaire. Dominique de Roux y côtoie René Daumal, Maurice Barrès voisine avec Jean-René Huguenin, Jean Paulhan avec Jean Dubuffet et André Hardellet. Entre autres. Rien que du beau et du rare. Chaque volume est un bijou.  Alexandre Vialatte y a sa place depuis longtemps. Aujourd'hui, un Vialatte de vingt-et- un ans. Amoureux de sa dactylo rencontrée à Mayence en 1922. Il y travaille à la Revue rhénane. Elle s'appelle Henriette Maricou. Dans les mois qui suivent, il adresse à celle qu'il nomme Maricou, ou ma chère soeur, ou ma vieille Yetto, de vieilles cartes postales de son Auvergne natale. Et des lettres pleines d'une passion de moins en moins allusive. De déclarations emberlificotées. Vouvoiement et tutoiement alternent. Le ton bonhomme de la camaraderie laisse peu à peu place à celui de la passion. Peine perdue. Elle restera inflexible. Tout Vialatte est déjà dans cette correspondance. Celui des "Chroniques", des pirouettes, des raisonnements par l'absurde. De l'humour omniprésent. Mais aussi le chantre des amours adolescentes, empreintes de nostalgie. C'est dire l'intérêt de cette correspondance et de l'iconographie qui l'accompagne. "Je vous aime, parce que je vous aime". Voilà qui souligne l'inanité de toute justification. L'amour ne se prouve pas plus que l'existence de Dieu.  Il se vit ou on en meurt. Le grand Alex en a, Eros merci, réchappé.

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