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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 10:30
Le Corps de la France               
 
de Michel Bernard
Mis en ligne : [7-09-2010]
Domaine : Lettres 
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Né en 1960, Michel Bernard est romancier. Il a récemment publié :  Comme un enfant. (Le temps qu'il fait, 2003), La tranchée de Calonne. (La Table ronde, 2007), La maison du docteur Laheurte. (La Table ronde, 2009). 

  


Michel Bernard, Le Corps de la France, Paris, La Table ronde, mai 2010, 224 pages.


Présentation de l'éditeur.
Le Corps de la France parle de gens qui ont réellement existé. Ils ne se connaissaient pas, mais la plupart ont vécu à la même époque, pendant et entre les deux guerres mondiales, en France et hors de France, au Québec. Ce sont des écrivains : Léon Werth, Henri Calet, Maurice Genevoix, Antoine de Saint-Exupéry, Louis Hémon, des musiciens : Jehan Alain, Arthur Honegger, Charles Munch, un chanteur, Charles Trenet, un sculpteur, Paul Landowski, et Charles de Gaulle. Le livre commence au mois de juin 1940, à Paris que quittent dans une vieille Bugatti un écrivain et sa femme. Le flot de l’exode les entraîne vers la Loire où ils assistent aux derniers combats. Plus rien ne sera pareil pour LéonWerth. Pas plus que pour le mitrailleur Henri Calet capturé au même moment, à la tombée de la nuit, dans un village de l’Yonne. Ils voient, de ce jour, ce qui était près d’eux et en eux, et qu’ils n’avaient jamais vu. L’un dialogue avec l’Histoire, l’autre avec son chagrin. Les deux écrivains sont entrés dans un étrange pays : le leur. Ils y croisent d’autres artistes, des soldats et des marins, des illustres et des humbles, les siècles et l’avenir, la campagne sous le soleil, les quais de la Saône à Tournus, la neige, des coureurs du Tour de France, « La route enchantée ». Le Corps de la France est un chant d’amour.

Critique de Pierre Cornut-Gentille.
Service littéraire - juin 2010
.
Hymne à la France. Voici un beau livre qui n'appartient à aucun genre : on le lit comme un roman, parfois comme un poème, mais c'est d'Histoire qu'il s'agit. Au départ, il y a "la honte collective" de juin 1940, la stupeur de Léon Werth enlisé sur les routes de l'exode et l'hébétude d'Henri Calet, capturé par des motocyclistes allemands le long du mur d'un cimetière de Bourgogne. Puis, de proche en proche, Michel Bernard, dans une langue superbe, évoque d'autres personnages, d'autres évènements et d'autres lieux : de Gaulle (poète "non pas de l'action, lieu commun dénué de sens" mais "parce qu'il désigne chaque chose par le mot juste"), Saint-Exupéry, le Jura et les bords de la Saône, la Libération, Maurice Genevoix, l'agonie de Montcalm, le Canada français et Maria Chapdelaine, Charles Trenet, Paul Claudel, le plateau du tardenois, un récit éblouissant du voyage de de Gaulle au Québec, les morts de la Grande Guerre et le Tour de France dans la vallée de l'Aude... Tout cela se mêle et s'enchaîne pour constituer un hymne à la France. Louis Nucéra, préfaçant le premier livre de Michel Bernard, avait salué "la langue d'un écrivain, sa sensibilité". Il aurait aimé "Le Corps de la France".
 

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