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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 10:30
Le Pélerin                                  
 
de Fernando Pessoa
Mis en ligne : [11-10-2010]
Domaine : Lettres 
Pessoa-copie-1.gif

 

Fernando Pessoa (1888, 1935) a publié ses oeuvres principales sous des pseudonymes ou hétéronymes divers : Le gardeur de troupeau (1911-1912), Le Pâtre amoureux (1913-1915), Ode maritime, Le Livre de l'intranquillité (1913-1935), le Bureau de tabac (1914).  

  


Fernando Pessoa, Le Pélerin. Traduit du portuguais par P. Gonçalves, Paris, La Différence, mars 2010, 92 pages.


Présentation de l'éditeur.
Dans ce récit initiatique, datant de 1917, le jeune narrateur - le Pèlerin - évoque d'abord sa vie paisible chez ses parents, jusqu'au jour où, alors qu'il contemple la route en bas de chez lui, apparaît un mystérieux Homme en noir qui lui dit : " Ne fixe pas la route ; suis-la. " Une force mystérieuse le pousse alors à quitter sa maison et à suivre la route. Jusqu'où ? " Puisqu'il m'avait dit de la suivre et non de l'emprunter jusqu'à un certain point, je devais la suivre sans m'arrêter, jusqu'au bout... " Qui est l'Homme en noir et quel est l'objet de la quête qui jette le narrateur sur la route ? Comme dans tout conte initiatique, il sera soumis à la tentation et subira diverses épreuves, dont, d'étape en étape, il sortira vainqueur. Arrivé au bout de la route, quelle sera sa découverte ultime ?

Recension de Dominique Cupillard.
Etudes - juin 2010
.
De récentes parutions témoignent de l’engouement des lecteurs pour l’œuvre majeure de Fernando Pessoa, en même temps que de son étonnante prolixité, qui alimente sans cesse de nouvelles parutions. On se souvient de la remarquable réédition en 1999 du Livre de L’Intranquillité, chef-d’œuvre du grand écrivain portugais, suivie de beaucoup d’autres découvertes parues chez Christian Bourgois. Les éditions La Différence éditent une étonnante nouvelle, Le Pèlerin, récit de 1917, qui nous plonge en quelques pages magnifiques, dans l’univers tourmenté de F. Pessoa. Dans cette fable initiatique, déchiffrée et commentée par Teresa Rita Lopes, le jeune narrateur, le Pèlerin, mène une vie paisible chez ses parents, jusqu’à ce qu’un mystérieux homme en noir le réveille à la sieste de sa vie, et lui enjoigne de tout quitter : « Ne fixe pas la route ; suis-la jusqu’au bout. » L’appel était ancien, qu’il avait senti monter lentement, le soir, au cours de ces longues veillées, comme une sourde marée, dans [son] dos, de l’autre côté de la mer. F. Pessoa nous livre en fait une superbe réflexion, qui résume sa propre quête, sur l’errance métaphysique de l’homme, qu’aucune étape n’apaise, sans autre but que cet appel qui l’a mis en route : « Tous semblaient avoir une destination, et… je n’en avais pas d’autre que la route. » Cette courte nouvelle est dans la veine des plus grandes fables spirituelles (on pense au Songe d’un homme ridicule de Dostoïevski, paru quarante ans plus tôt). L’autre parution est la présentation d’un spectacle créé à la Maison de la Poésie, où François Marthouret a incarné sur scène les mots et les situations de L’Intranquillité, en 1997, sous la direction d’Alain Rais. Une autre façon d’entrer dans l’œuvre capitale de Fernando Pessoa.
 

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la revue critique des idées et des livres - dans Notes Lettres
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