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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 23:16
Le socialisme
sans le progrès
 
de Dwight Macdonald 
Mis en ligne : [26-12-2011]
Domaine : Idées 
Macdonald--Dwight--Le-socialisme-sans-le-progres.gif
 

Dwight Macdonald (1906-1982), écrivain, journaliste et essayiste politique américain. Figure journalistique du New Yorker, Macdonald fut également le créateur de la revue Politics qui fédéra les penseurs de la gauche critique aux Etats Unis, après la seconde guerre mondiale. Radical sur la plan politique, il était conservateur sur le plan culturel. "Le socialisme sans le progrès" est sa première oeuvre récemment publiée en français



Dwight Macdonald, Le socialisme sans le progrès. Paris, Editions de la Lenteur, octobre 2011, 212 pages.

 
Présentation de l'éditeur.
Dans cet essai, paru pour la première fois dans la revue Politics en 1946, Macdonald esquisse un bilan sans concession du projet marxiste d'émancipation, et plus généralement des idées révolutionnaires du XIXe siècle, au sortir des deux Guerres mondiales : que reste-t-il du socialisme, et même de la démocratie, après trente ans de guerre industrielle, de dictatures totalitaires, de centralisation étatique ? Peut-on encore croire que la science fasse progresser l'homme, après l'invention des gaz de combat, des camps d'extermination et de la bombe atomique ? Le diagnostic de Macdonald tranche avec l'atmosphère optimiste d'après guerre, alimentée par la victoire des Alliés sur le IIIe Reich, par l'euphorie qui gagne une partie de la gauche du fait du prestige acquis par l'URSS, et les succès électoraux de la social-démocratie à l'Ouest. Sur l'obsolescence du clivage droite-gauche, sur l'impérialisme de la méthode scientifique et de la technique moderne, sur la prolifération du phénomène bureaucratique au sein même du capitalisme dit libéral, cet auteur est d'une clairvoyance exemplaire.
 
Recension de Serge Audier. - Le Monde des livres, 2 décembre 2011.
La gauche moins le progrès. Centrées sur la critique de la civilisation technicienne, les jeunes éditions de La Lenteur font redécouvrir un essai de première importance dans l'histoire de l'antitotalitarisme, publié aux Etats-Unis en 1946, et qui retrouve un intérêt à l'ère de la crise écologique. Son auteur, Dwight Macdonald (1906-1982), l'« Orwell américain », se détacha de Trotski en dénonçant l'URSS comme un « collectivisme bureaucratique » et totalitaire. Fondateur de la revue Politics, qui fédéra la gauche anticommuniste - d'Ignazio Silone à Albert Camus -, il développa sa critique du marxisme, jugé « obsolète ». Sa thèse est que la gauche est minée par une « métaphysique du progrès » qui l'a conduite à un culte des forces productives et à une incapacité à penser les ambivalences du progrès techno-scientifique. Contre ce « progressisme », il prône un « radicalisme » qui formule les tâches politiques en termes de « valeurs » (vérité, justice, amour, etc.) et non de processus historique.

  

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