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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:00
Imitation
du Cavalier Marin


Que Parténice est belle, encor qu'elle soit noire,
C'est le plus digne objet où s'adressent nos vœux,
A l'ébène éclatant qui luit en ses cheveux
L'or, et l'ambre ont cédé l'honneur de la victoire.

Quelle si blanche main, ou d'albâtre ou d'ivoire
De ses liens si noirs peut défaire les noeuds ?
Quelle clarté de teint brille de tant de feux,
Que les ombres du sien n'en offusquent la gloire ?

Qui jamais vit en terre une divinité
Paraître sous un voile avec tant de beauté ?
Qui vit jamais sortir tant d'éclairs d'un nuage ?

Soleil retirez-vous, un autre est en ces lieux,
Un autre qui pourvu d'un plus riche partage,
Porte la nuit au front, et le jour dans les yeux.



Pradier-N-gresse-au-tambourin.jpg
Claude Malleville, 1597-1648. Poésies.(1649)

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