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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 14:07
Chroniques littéraires
 
de Georges Laffly
Mis en ligne : [15-10-2012]
Domaine : Lettres 
LAFFLY-Georges-Chroniques-litteraires.jpg
 
Georges Laffly (1932, 2008), journaliste, écrivain et critique littéraire. Proche de la droite catholique, il collabora notamment à la Nation française, à Itinéraires, à l'Aurore et au Spectacle du Monde. Publications récentes : État des lieux. Une société entre le rêve et la peur (Éditions Sainte-Madeleine, 2000), Le grand conseil (Éditions de Paris, 2005), Monnerot (Éditions Pardès, 2005.)
   

Georges Laffly, Chroniques littéraires, Paris, Via Romana, 2012, 374 pages.

 
Présentation de l'éditeur.
Les bons critiques littéraires sont rares et les moralistes désertent la cité, cédant leur vigie aux promoteurs d’une pensée unique ou conforme aux nouveaux tabous : les rieurs singent la sédition, les penseurs, l’insurrection. Quarante ans de libres réflexions éclairent ces pages que parcourent les thèmes et l’actualité littéraire d’une époque où l’on guettait le dernier Camus ou le nouveau Sagan, l’insolent Perret ou l’indolent Roger Martin du Gard, années marquées par l’exil des rapatriés, exil dont on mesure ici combien il fit de Georges Laffly l’écorché vif extra-lucide des mœurs et des écrits d’un temps où tout s’accéléra pour le meilleur et pour le pire avec l’exigence du style, du talent, du caractère. Collaborateur de plusieurs hebdomadaires, mensuels et quotidiens parmi lesquels Itinéraires, Présent, Le Spectacle du monde et Le Figaro littéraire, Georges Laffly (1932-2008) a enchanté plusieurs générations de lecteurs par l’alliance acérée de sa plume et de ses goûts littéraires.
     
Le point de vue de La Revue Critique.  Chroniqueur à la Nation française, critique littéraire à Itinéraires et au Spectacle du Monde, Georges Laffly n'a jamais mis son drapeau dans sa poche. Il revendiquait même ouvertement l'appartenance à ce vieux courant de droite, catholique, qui était pour lui une sorte de famille. Bernanos était son maître et Boutang et Perret ses vieux camarades. La perte de l'Algérie française fut son drame et sa blessure. Et ce drame et cette blessure le rapprochèrent d'autres blessés, y compris de l'autre bord. Il aimait Chateaubriand malgré Maurras et Maurras malgé Bernanos, Paulhan malgré Brasillach, et Larbaud, et Sagan, et Montherlant, et Orwell et Jünger. Voici une quarantaine de textes recueillies par son épouse et qui illustrent l'impressionnante palette sur laquelle Georges Laffly composait son oeuvre de critique et d'essayiste. On y salue Corneille, on y croise La Fontaine hilare puis au bord des larmes, Gobineau dialoguant avec Barrès, et tant d'autres, classiques ou contemporains, tous porteurs de ce double signe qui fascinait Laffly, une extrême soif de vivre et une froideur extrême lorsqu'ils parlent de la mort. Homme de la Méditerranée, Laffly savait oublier jusqu'à ses origines lorsqu'il évoquait les lettres et les idées : c'est que, pour lui, normands, bretons, picards ou algérois, hommes des marches de l'est ou du Rhône ensoleillé, les écrivains qu'ils aimaient marchaient d'un même pas et servaient une même langue et une même civilisation. L'Italie, qu'il aimait, fut la seule infidélité qu'il fit à sa passion française. L'oeuvre qu'il laisse derrière lui apparaît dans toute sa richesse. Il est temps de la faire connaître. Eugène Charles.
      
Note de Hilaire de Crémiers. - Politique Magazine, juin 2012
Poésie et vérité. Qui a connu Georges Laffly garde le souvenir d'un homme charmant. Il pouvait se donner l'air austère, surtout quand il parlait d'une époque de lâcheté et de trahison. Il n'était amer que des causes perdues. Il avait tant aimé l'Algérie française, son Algérie, son pays de Blida et tout ce qu'il aurait été possible de faire si la France avait tenu la solution politique juste. La République la rendait impossible. Cet esprit latin, de vaste culture, était le plus fin des critiques littéraires. Il écrivait dans Itinéraires : il était ami de Jean Madiran qui ouvre ce recueil  de quelques-unes des plus belles pages de son ancien collaborateur par une présentation de la pensée contre-révolutionnaire, de haute volée. Georges Laffly en était. Aussi comprenait-il Corneille, Chateaubriand, Bernanos et Maurras et Boutang. Il sait dire la grandeur des esprits. Ses réflexions sur la poésie de Maurras et sur celle de Brasillach sont un enchantement : l'analyse est d'une justesses parfaite. Et pour couronner le tout quelques poèmes très personnels nous livrent l'âme de l'ami disparu. 
 
Autre article recommandé : Philippe d'Hugues "Georges Laffly, le goût d'un maître", Le Spectacle du Monde n° 591. - juillet-août 2012. 
 

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