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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 11:00
L'écologie rend fou

N'en déplaise au regretté Pierre Poujade, il n'y a pas que les polytechniciens qui soient abrutis par les mathématiques, il y a aussi les écologistes, ou du moins certains de leurs chefs. Celui qui nous intéresse s'appelle Yves Cochet, il est député vert du Val d'Oise, chercheur patenté en mathématiques et célébrissime auteur  d'une thèse sur l'algébricité des classes de certaines congruences définies sur le monoïde libre. Si l'on ajoute à ces éminents titres de noblesse universitaire une immunité parlementaire chèrement acquise et une dévotion sans faille aux dogmes climatosectaires, Cochet fait partie de ces gens qui disposent aujourd'hui du droit imprescriptible de dire à peu près n'importe quoi. Et notre homme d'en user plus que de raison. Ses dernières déclarations sur la malédiction de faire des enfants en période de rechauffement climatique ont relégué Malthus et ses épigones au rang de doux réveurs gauchistes. Elles ont eu en tout cas le mérite de faire vivement réagir Jacques de Guillebon qui nous dit, dans le dernier numéro de La Nef (décembre 2009), tout le mal qu'il faut penser des mauvais écologistes, et en tout premier lieu du  Capitaine Cochet.

"Mais le plus grave, c’est qu’il existe de surcroît le très mauvais écolo. Celui-là est mauvais à un point que vous ne pouvez pas imaginer. En général, il s’appelle Yves Cochet. C’est une variété de député Vert qui, parce qu’il a fait un peu de maths dans sa jeunesse, croit pouvoir vous expliquer la vie par une règle de trois. Aussi rusé sur la question démographique que Claude Allègre sur le problème du réchauffement climatique. En fait, c’est le Capitaine Crochet qui, parce qu’il a enlevé une lettre à son nom, croit qu’on ne va pas le reconnaître. Il s’était camouflé tel le père de Lili la tigresse, mais moi, j’ai bien vu que c’était lui à ceci que son principal problème, c’est qu’il n’aime pas les enfants. Forcément, si vous n’avez pas revu récemment Peter Pan, vous ne pouvez pas comprendre de quoi je parle. C’est le premier avantage d’avoir des enfants qu’ignore notre pirate de pacotille. Figurez-vous donc que ce benêt de premier ordre qui n’a décidément rien d’autre à faire que des calculs imbéciles (où va l’argent du contribuable ? Je vous le demande) s’était préoccupé dans un premier temps de s’apercevoir qu’un enfant occidental (un riche ou un pauvre ? de l’est ou de l’ouest ? l’histoire ne le dit pas) avait, je cite, « un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York ». Là, vous pas bêtes, vous vous dites devant le résultat crucial de cette équation qui ferait rougir Thalès de Millet : palsambleu, supprimons les 620 vols Paris-New York ! Et lui, très con, de répondre : que non, supprimons les enfants occidentaux ! Je sais, dit comme ça, de manière assez peu élégante de surcroît, on peine à y croire. Alors que non seulement c’est vrai, mais qu’en plus il récidive. Il ose tout le Capitaine Cochet, c’est même à ça qu’on le reconnaît : il tient pour la « grève du troisième ventre » ! C’est-à-dire qu’il prône, pas loin du regrettable successeur du Grand Timonier, que l’on supprime les allocations des lapins occidentaux qui auraient commis la scélératesse de se reproduire trois fois. Vous, je ne sais pas, mais autant vous dire tout de go que si la loi était rétroactive, ma famille devrait sans doute rembourser une somme approchant le montant de la dette extérieure des États-Unis (puisqu’on parlait de New York). Mais Capitaine Cochet se chargera bien de nous calculer ça, quand il aura fini sa campagne occidentale de stérilisation. Quand on lui objecte qu’il y a des retraites à payer, tout ça, il répond que pas grave, on importera quelques rejetons des bonobos du Sud qui s’escriment à avoir, eux, plein d’enfants qui coûtent seulement des vols N’Djamena-Libreville. Autant dire rien. Et encore, faudrait être sûrs qu’ils sachent ce que c’est qu’un avion. On les importera donc, comme cette vulgaire marchandise qu’ils n’ont jamais cessé d’être dans la tête des hommes de gauche, négriers de naissance. Et si notre Capitaine Cochet ne se demande pas une seconde si cette progéniture de remplacement, par hasard ne se mettrait pas à se comporter comme nos propres enfants, c’est-à-dire à prendre l’avion pour New York aller-retour tous les jours, quand elle se sera acclimatée, c’est, rassurez-vous, simplement parce que Cochet se moque éperdument de ce qui se passera après. En attendant, je vous souhaite un saint Noël, que vienne l’Enfant que nul ne pourra nous enlever.

 

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