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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 10:00
                                                         La République, c'est le gouvernement des imbéciles...
                                                                                                    Léon Daudet.
Pour Olivier Py

Le ministre de la culture a annoncé vendredi soir, par un communiqué de quelques lignes, sa décision de débarquer M. Olivier Py de la direction du Théâtre de l'Odéon.
Olivier Py est un de nos grands hommes de théâtre. Dramaturge, metteur en scène, comédien, mais aussi philosophe, métaphysicien, passionné de religion, il est l'homme d'une oeuvre et d'un projet. Son oeuvre marque depuis une dizaine d'années la création française et on se presse pour voir sa dernière pièce, Adagio, qui est unanimement saluée par le public et par la critique. Son projet était de faire de l'Odéon une des grandes scènes de la vie intellectuelle française et européenne. Il était en passe de réussir et on se souviendra avec émotion des mises en scène de l'Orestie en 2008, des Sept contre Thèbes et de la reprise du Soulier de Satin en 2009. Esprit universel, Olivier Py travaille également pour l'opéra où il s'impose comme un des meilleurs metteurs en scène contemporains. On garde encore en mémoire sa prestation pour The Rake's Progress d'Igor Stravinsky, éblouissant succès de la saison 2009 de l'Opéra Garnier.
C'est cet homme, ce poète, cet artiste qu'un ministricule vient de congédier comme le dernier des domestiques. Sans un mot, sans une explication, sans même un regard. La conduite de M. Mitterrand est indigne. Esprit nul, historien raté, romancier pour boniche, vaniteux comme un pou, il est le symbole parfait de ce qu'aura été la culture d'Etat sous le sarkozysme. Il ne lui reste plus que quelques mois pour salir de sa présence la rue de Valois et l'art français. A la fin de cette sinistre farce, on le verra disparaître avec plaisir dans une trappe, sifflé par le public, sous un déluge de coups de bâton. Que M. Py se console : après l'exécution de ce pitre, c'est lui, ce soir-là, que nous porterons en triomphe sur le théâtre. 

Jean du Fresnois .


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