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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:03
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Automne 2014
Jacques Ellul
et notre temps
  ELLUL-Jacques.jpg
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- La prudence d'Aristote, par François Renié. [lire]

Les idées et les livres

- Sarkozy ou l'éternel retour du même, par Hubert de Marans. [lire]
Qui veut encore de Nicolas Sarkozy ? Moins d'un électeur sur trois, selon les sondages et les sympathisants de l'UMP sont eux-mêmes très divisés. Il ne suffit pas de paraître pour plaire et l’opinion publique garde en mémoire le bilan d’un septennat dont la France est sortie très affaiblie. Derrière l’échec annoncé du sarkozysme, c’est l’avenir d’une droite arrogante, sans idées et sans projet qui est en jeu. Avec ou sans Sarkozy, le libéralisme politique peut-il encore faire recette ? Pas sûr.

- Vers l'Etat palestinien, par Claude Arès. [lire]
La cause palestinienne avance. La Suède vient de reconnaitre officiellement la Palestine en tant qu’Etat, le parlement de Westminster souhaite que le Royaume-Uni en fasse de même et de nombreuses vois s’élèvent pour que la France emboite le pas. Pour le gouvernement américain, en crise ouverte avec Jérusalem et en plein rapprochement avec l’Iran, le sujet commence même à ne plus faire partie des tabous. Jusqu’où ira l’aveuglement d’Israël, de plus en plus marginalisé – y compris par ses alliés – au Proche Orient ?

- Jacques Ellul et notre temps, textes présentés par Vincent Maire. [lire]
La réédition récente de plusieurs ouvrages majeurs de Jacques Ellul et la solide biographie que Frédéric Rognon vient de consacrer à l’auteur de La Technique ou l’enjeu du siècle sont l’occasion de redécouvrir une pensée qui vaut mieux que ses caricatures. Résumer la somme ellulienne à un refus du progrès  ou à une rhétorique de la décroissance est un peu court. En réalité, les idées d’Ellul viennent de loin et il n’a jamais caché ce qu’il devait aux Grecs, à Marx, à Proudhon, à Bergson et à la synthèse personnaliste des années 30. Elles s’inscrivent dans un puissant courant de pensée critique où Heidegger, Sorel, Bernanos et Orwell ont leur place et qui continue à influencer en profondeur la pensée moderne. Si la démesure technicienne est le fait dominant de notre époque, c’est qu’elle constitue la « part de rêve », la religion séculière d’un monde toujours en quête de démiurge mais aussi de spiritualité. La réponse d’Ellul – celle d’une révolution intérieure et spirituelle - n’a rien d’a-politique ni d’anti-politique. Elle n’est l’expression ni d’une forme de résignation sociale, ni d’une défaite de la volonté. Elle exprime au contraire l’idée que c’est en retrouvant sa quiétude et ses limites que l’homme pourra reconstruire les bases d’une communauté vivante. En ce sens, elle est une pensée pour notre temps.

- Le mal napoléonien, par Jacques Darence. [lire]
Etonnant livre que celui de Lionel Jospin sur Le Mal Napoléonien. Non seulement par le bilan sans concession qu’il fait des quinze années du Consulat et de l’Empire. Mais aussi par les leçons politiques qu’il en tire pour éclairer nos débats actuels. Si l’ancien premier ministre reste un républicain convaincu, les questions qu’il pose sur les fondements du césarisme, sur les sources de la légitimité politique, les distinctions qu’il opère entre bonapartisme, royalisme et gaullisme ne manquent pas de finesse. Un livre utile, au moment où certains rêvent de revenir à la République autoritaire.

- Le royaume d'Emmanuel Carrère, par Paul Gilbert. [lire]
Le succès du Royaume, le livre d’Emmanuel Carrère, est le signe d’un changement d’époque. S’il suscite autant de débats passionnés, y compris au sein des communautés religieuses, c’est qu’il marque le retour de questions essentielles – foi, espérance, fraternité, recherche de la vérité – , alors que s’estompent les dernières illusions du progrès et de la modernité.

- Viva Gonzales, un conte de Jacques Perret. [lire]
Si chez nous les hommes politiques font souvent les perroquets, dans l'Amérique centrale de Jacques Perret, ce sont les perroquets qui font de la politique. A leurs risques et périls...

- Le jardin français, poèmes de J. Lebrau, H.J.M. Levet, F. Jammes. [lire]

Chroniques

- Notes politiques, par Hubert de Marans.
La mort à Sirven. - Le centre introuvable. - Retour du septennat ? - Régions à la découpe.

- Chronique internationale, par Jacques Darence.
Le scandale Juncker. - De Londres à Berlin. - Obama, la fin du mythe. - Naufrage à l'OMC.

- Chronique sociale, par Henri Valois.
Crise à la CGT. - Proglio remercié. - La recherche sacrifiée. - Le laid Paris.

- La vie littéraire, par Eugène Charles.
Vialatte. - Védrines. - Buzatti. - Cessolle. - Besson. - Goffette.

- Idées et histoire, par Jacques Darence et Vincent Maire.
Dufour. - Loty. - Castoriadis. - Comité invisible.- Celtes.

- Notes d'Art, par Sainte Colombe et Louis du Fresnois.
Sonia Delaunay. - Hokusai. - Marivaux.

- Revue des revues, par Paul Gilbert.
Effacement du politique. - Le moment 1914. - Révoltes ouvrières.

- Les livres, par Paul Gilbert, Eugène Charles, François Renié.
Houellebecq économiste. (Bernard Maris). - Le retour de l'empire allemand. (Pascal Ordonneau). - Oeuvres complètes (François Villon). - Baudelaire l'irréductible. (Antoine Compagnon). - Montaigne. (Pierre Manent). - Et dans l'éternité, je ne m'ennuierai pas. (Paul Veyne). - Le Front d'orient. (Max Schiavon). - Joseph de Maistre. (Carolina Armentos). - Petite sélection stendhalienne. - Livres reçus.

 

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