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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 14:48
Les princes
du malheur

le destin tragique des enfants
de louis XVI et Marie Antoinette
                                                       

de Philippe Delorme

Mis en ligne : [25-02-2009]

Domaine : Histoire

les-prince-du-malheur.jpg

Philippe Delorme, historien, journaliste, connu pour son enquête sur Louis XVII, (Louis XVII, la vérité (Pygmalion, 2000))  a récemment publié Albert de Monaco (Michel Lafon, 2006), Les princes de la mer (Bartillat, 2006), L'homme qui révait d'être roi (Buchet-Chastel, 2006), Aliénor d'Aquitaine (Pygmalion, 2001).


Philippe Delorme, Les princes du malheur. Le destin tragique des enfants de Louis XVI et Marie-Antoinette, Paris, Perrin, Août 2008, 398 pages.

 

Dans les tourments de la Révolution, personne ou presque ne s'attarda sur le sort des enfants d'une royauté à l'agonie. La culpabilité supposée des parents avait-elle rejailli sur leur progéniture ? Le terrible destin de l'enfant du Temple ne fut en réalité connu du plus grand nombre qu'à la fin du XXe siècle. La République n'avait pas à son sujet la conscience tranquille... Emprisonné de longs mois au Temple dans l'obscurité la plus complète, affaibli par une tuberculose généralisée, Louis XVII meurt dans un extrême dénuement. Mais ses souffrances ne furent pas moins brutales que celles de son frère mort le 4 juin 1789 ou de sa petite soeur Madame Sophie partie sans avoir atteint son premier anniversaire. La mortalité infantile, une médecine balbutiante rendraient encore longtemps précaire toute vie humaine. L'histoire des enfants inspire depuis peu les historiens. Philippe Delorme fait revivre le quotidien des «princes du malheur» qui se double ici d'une tragédie. On les suit pas à pas grâce aux nombreuses archives, inédites pour beaucoup, où perce toujours l'amour de parents attentifs, Louis XVI et Marie-Antoinette...

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 14:47
Jeanne d'Arc
vérités et légendes                                                                                                       

de Colette Beaune

Mis en ligne : [25-02-2009]

Domaine : Histoire


 

Normalienne, agrégée d'histoire, Colette Beaune figure parmi les plus brillants historiens de sa génération. Professeur émérite à l'université de Paris X. Elle a notamment publié Naissance de la nation France (1985) et Journal d'un bourgeois de Paris (1990). Sa biographie Jeanne d'Arc (2004) a reçu le prix du Sénat du meilleur livre d'histoire.


Colette Beaune, Jeanne d'Arc, vérités et légendes, Paris, Perrin, Octobre 2008, 234 pages.


Jeanne, la petite bergère de Domrémy... Une putain doublée d'une sorcière... Fille cachée du roi, elle ne serait pas morte sur le bûcher à Rouen en 1431... La médiéviste Colette Beaune est en colère ! Peut-on laisser tout écrire au prétexte que la " grande " histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez " folklorique " ? Dans un livre court, incisif, et avec beaucoup d'humour, l'historienne bat en brèche les nombreuses légendes qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 12:37
Maurice Barrès                                                                                                                

de Sarah Vajda

Mis en ligne : [25-02-2009]

Domaine : Lettres


 

Sarah Vajda est docteur ès sciences du langage (EHESS). Elle est l'auteur de deux biographies remarquées :  Maurice Barrès (Flammarion, 2000), Jean Edern Hallier  (Flammarion, 2003)  et de trois romans, Amnésie et Contamination (Editions du Rocher), Le terminal des anges (Le Mort qui Trompe, 2008).
 

Sarah Vajda, Maurice Barrès, Paris, Flammarion, Octobre 2000, 437 pages.


Maurice Barrès " tel qu'en lui-même enfin l'éternité le change " demeure un drôle de pistolet : anarchiste à vingt ans, antidreyfusien à trente, traditionaliste, patriote lorrain, grand lecteur de Pascal..., la seule voleur à laquelle il ne dérogera pas reste l'ironie. Le temps n'est plus de convoquer Barrès au tribunal de l'histoire, mais de redécouvrir un grand écrivain déchiré entre la passion nationale, le désir de servir et la solitude de l'écriture. Conspué, hué, sommé de s'expliquer de tous côtés, l'homme Barrès verra aussi son œuvre pillée... Certains pourtant ont reconnu l'héritage : Aragon, mais surtout Montherlant et Mauriac lui restèrent fidèles ; enfin, l'antidestin de Malraux est barrésien, comme l'est Le premier homme d'Albert Camus. De Barrès, on ne croit savoir que deux choses, son antisémitisme et son attachement à l'Action française : deux allégations qui demandent correction, comme le montre Sarah Vajda dans une biographie exceptionnelle d'intelligence, qui sait replacer les débats d'idées de l'époque avec clarté et nous faire découvrir l'un des écrivains majeurs de ce siècle.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 10:33
Sermon de
saint François d'Assise aux oiseaux et aux fusées        
                                                                            

de Sébastien Lapaque

Mis en ligne : [25-02-2009]

Domaine : Idées


 

Né en 1971, Sébastien Lapaque est un journaliste, gastronome et romancier français. Il est également critique littéraire au Figaro. Bon connaisseur de Georges Bernanos, auquel il a consacré deux livres - Georges Bernanos encore une fois (Actes Sud, 2002), Sous le soleil de l'exil (Grasset, 2003) -, il est l'auteur de romans  et de récits : Les barricades mystérieuses (Actes Sud, 1998), Les idées heureuses (Actes Sud, 1999), Court voyage équinoxial, (Sabine Wespieser Editeur, 2005), ainsi que d'un pamphlet contre Nicolas Sarkozy : Il faut qu'il parte (Stock, 2008).


Sébastien Lapaque, Sermon de saint François d'Assise aux oiseaux et aux fusées, Paris, Stock, Novembre 2008, 90 pages.

 

Saint François revient à Assise après avoir appris que les autorités municipales y ont interdit la mendicité. Personne ne veut entendre sa parole et il s'adresse alors aux oiseaux et aux fusées. Ce texte qui fait référence à la Bible et à la vie du saint, dénonce l'horreur d'un monde technologique hyperactif, cupide et désespéré qui semble organisé pour écraser le pauvre, le faible et l'étranger.

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la revue critique des idées et des livres - dans Notes Lettres
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:29
Olivier Messiaen                      

de Peter Hill et Nigel Simeone

Mis en ligne : [28-01-2009]

Domaine : Arts


 

Peter Hill, pianiste, élève d'Olivier Messiaen, enseigne à l'université de Sheffield. Il est l'auteur de The Messiaen Companion. Nigel Simeone, musicologue, spécialiste de la musique française du XXe siècle, enseigne à l'université de Sheffield.

 


Peter Hill et Nigel Simeone, Olivier Messiaen, Paris, Fayard, Janvier 2008, 592 pages.

Compositeur, interprète, théoricien et pédagogue, Olivier Messiaen est aujourd'hui une figure incontestée de la musique du XXe siècle. Si de nombreuses études lui ont été consacrées, mettant en avant l'importance de son œuvre et son apport au langage musical, aucune biographie en français n'avait jusqu'à présent rendu compte du détail de sa vie qui révèle les circonstances de composition de ses œuvres. C'est à cette découverte que se sont attachés Peter Hill et Nigel Simeone, se fondant sur de nombreux documents généreusement mis à leur disposition par la veuve du compositeur, Yvonne Loriod-Messiaen, son interprète privilégiée. De l'enfant qui découvre la musique avec passion au maître mondialement reconnu, le lecteur est invité à suivre le parcours de l'organiste fidèle à sa tribune de l'église de la Trinité, du professeur dont la classe au Conservatoire a formé toute une génération de musiciens, du compositeur chrétien glorifiant le Ciel et la Terre à travers ses créatures privilégiées, les oiseaux. Le travail incessant, la genèse des œuvres - des premières pièces pour orgue au monument que constitue l'opéra Saint François d'Assise - sont ainsi mis en lumière dans un ouvrage qui célèbre un artiste ayant su unir l'amour artisanal du détail au sens du sublime.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:28
La musique
à Versailles
                                                                          

de Olivier Beaumont

Mis en ligne : [27-02-2009]

Domaine : Arts


 

Le claveciniste Olivier Baumont est né le 15 août 1960. Sollicité par les principaux festivals baroques français, il se produit également dans de nombreux pays étrangers. Sa discographie, régulièrement saluée par la presse internationale, comprend une quarantaine d'enregistrements, essentiellement en soliste. Il a réalisé l'intégrale de l'oeuvre pour clavecin de Rameau, et plus récemment celle de François Couperin. Olivier Baumont est aussi directeur musical du festival Couperin en Concerts, au château de Champs-sur-Marne.

 


Olivier Beaumont, La musique à Versailles, Paris, Actes Sud, Octobre 2007, 420 pages.



Versailles est unique par sa musique autant que par son histoire et son architecture : le Château a, de tout temps, suscité et laissé résonner un répertoire qui dépasse par sa qualité et sa variété celui de n’importe quel autre château en Europe. C’est cette symbiose entre des lieux (la Chapelle royale, l’Opéra, les appartements, le parc, Trianon…) et leurs musiques que ce livre – pour la première fois – se propose de relater et d’illustrer. Pour en restituer tous les temps forts selon leur juste chronologie, il adopte le rythme des actes et des scènes des ouvrages lyriques du Grand Siècle et présenter souvent pour la première fois, gravures, peintures, photographies et partitions.
La construction du château de Louis XIII sur la terre de Versailles remonte à 1623. Il fallut attendre 1664 pour que soient donnés Les Plaisirs de l’île enchantée, la première grande fête versaillaise de Louis XIV. De 1682 à 1789, la cour ne vécut plus qu’au rythme de l’“ordinaire” (public et réglé sur le quotidien du roi et de sa famille), le “particulier” (privé et indépendant du cérémonial monarchique) et de l’“extraordinaire” (réservé aux événements dynastiques ou politiques). Dans chacun de ces emplois du temps, la Musique du roi jouait un rôle de premier plan. Du ressort de la Maison du roi, elle réunissait la Chapelle, la Chambre, la Garde-Robe, les Logis, la Grande Écurie, le Cabinet du roi, les Bâtiments, les Menus-Plaisirs, les différentes Chasses, etc. Compositeur de talent (Campra, Charpentier, Couperin, Delalande, Gluck, Jacquet de La Guerre, Lully, Marais, Rameau, Mozart…) ou simple exécutant, chaque musicien – et ils étaient foison – contribuait à la mise en scène spectaculaire de la royauté.
Louis XVI dut quitter le château en 1789. En 1837, le domaine, devenu musée, s’ouvrit au public. Son destin, dès lors, fut davantage lié à la culture du pays qu’à sa politique, réservant une place privilégiée à la musique, au fil des événements politiques, diplomatiques, culturels, touristiques ou de l’ordre du simple divertissement. Le mouvement en faveur d’une revalorisation du patrimoine musical versaillais des XVIIe et XVIIIe siècles, amorcé dès l’ouverture du musée, aboutit en 1987 à la création du Centre de musique baroque de Versailles, désormais partenaire privilégié de l’Établissement public du domaine national de Versailles.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:27
L'amour impossible
Chronique parisienne                                                                            

de Jules Barbey d'Aurevilly

Mis en ligne : [28-01-2009]

Domaine : Lettres


 

Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889) est l'auteur, entre autres chefs-d'œuvre, de L'Ensorcelée (1852), d'Une vieille maîtresse (1851), du Chevalier Des Touches (1863) et des Diaboliques (1874).

 


Jules Barbey d'Aurevilly, Un amour impossible, Paris, Léo Scheer, Juin 2008, 190 pages.

 

A propos de L'Amour impossible (1851), son premier roman méconnu, Jules Barbey d'Aurevilly écrivit: "Je veux y montrer l'amour dans les âmes vieillies, le manque d'ivresse, la froideur des sens et cependant une passion souveraine, empoisonnée ; l'agonie sans doute de la faculté d'aimer mais une agonie éternelle. " De fait, on apprendra dans ces pages que l'amour est une guerre dont l'art consiste à ne savoir ni la gagner ni la perdre...

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:26
Oeuvre critique (IV)                                    

 

de Barbey d'Aurevilly

sous la direction de Pierre Glaudes

et Catherine Mayaux

Mis en ligne : [28-01-2009]

Domaine : Lettres



Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889) est l'auteur, entre autres chefs-d'œuvre, de L'Ensorcelée (1852), d'Une vieille maîtresse (1851), du Chevalier Des Touches (1863) et des Diaboliques (1874).

 

Pierre Glaudes, professeur à l’Université de Paris IV-Paris Sorbonne, a consacré l’essentiel de ses travaux aux romanciers et aux essayistes du XIXe siècle. Il est l’auteur d’une thèse sur L’Œuvre romanesque de Léon Bloy dont il a par ailleurs édité le Journal (Paris, 1999). De Barbey d’Aurevilly, il a édité les Diaboliques (Paris, 1998) et le Chevalier Des Touches (à paraître).

Catherine Mayaux, professeur de littérature française à l’Université de Cergy-Pontoise, dirige avec Pierre Glaudes, l’édition de l’Œuvre critique de Barbey d’Aurevilly aux Belles Lettres. Spécialiste de poésie, elle s’intéresse aux questions de poétique et travaille sur les rapports entre Bible et littérature.

 


Jules Barbey d'Aurevilly, Oeuvre critique (IV), les oeuvres et les hommes (2ème série), Paris, Les Belles Lettres, Avril 2009, 1200 pages.

Tout au long de sa carrière littéraire, Barbey d'Aurevilly (1808-1889) fut un collaborateur assidu de la presse de son temps et un critique redouté. À La Mode, au Pays, au Constitutionnel, à Triboulet, il fut l’observateur attentif de l’actualité éditoriale, des nouvelles productions dramatiques et de la vie intellectuelle en général. Cet aspect de son activité littéraire lui importa assez pour qu’il éprouve le désir de recueillir en volumes un grand nombre de ses études critiques. Interrompue en 1889 par sa disparition, cette entreprise éditoriale fut poursuivie par son amie Louise Read (1848-1928) qui porta à près de quarante le nombre des recueils édités, formant ainsi un vaste ensemble du plus grand intérêt pour tous ceux qui s’intéressent à la littérature du XIXe siècle et à l’histoire des idées. Depuis leur édition originale, les titres concernés n’avaient, pour la plupart, jamais été réédités. Avant que ne soit commencée l’entreprise éditoriale dont voici la quatrième livraison, on ne disposait pas d’une édition savante intégrale des textes critiques de Barbey.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:24
Un réfractaire,
Barbey d'Aurevilly
   
                                                                       

de François Taillandier

Mis en ligne : [28-01-2009]

Domaine : Lettres


 

François Taillandier, né en 1955, est un romancier et essayiste français. Après avoir obtenu le grand prix du roman l'Académie française en 1999 pour Anielka, il a entrepris une suite romanesque en cinq volumes évoquant un demi-siècle d'évolution de la société française: La Grande Intrigue. Il est également l'auteur d'essais sur  Aragon  (Aragon 1897-1982, quel est celui qu’on prend pour moi ?, Fayard, 1997) Borges (Borges, une restitution du monde, Mercure de France, 2003), et Balzac (Balzac, Folio biographies, 2005). Il collabore au Figaro, à l'Humanité  et à la Montagne

 


François Taillandier, Un réfractaire, Barbey d'Aurevilly, Paris, Arléa, Avril 2008, 128 pages.

«Le réfractaire change de visage selon l’époque. Être réfractaire est une vocation, une fatalité, ou peut-être plutôt un trait de caractère, une “affection”. Une tare d’enfance. D’instinct, le réfractaire s’éloigne de ce qui prédomine. (…) Barbey d’Aurevilly appartient indéniablement à l’espèce des réfractaires. » Selon cet angle inédit, François Taillandier examine le cas Barbey d’Aurevilly (1808-1889) et se confronte à l’auteur des Diaboliques. Il apprécie ce qui nous sépare et nous rapproche d’un XIXe siècle traversé et combattu sans relâche par Barbey le réfractaire. Il revient sur les techniques du romancier qui a su bâtir des intrigues hors du commun. Cet essai nous éclaire autant sur une œuvre et un homme, qui retrouvent au début du XXIe siècle un vif regain d’intérêt.

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la revue critique des idées et des livres - dans Notes Lettres
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 00:24
Charles Péguy                                                                     

de Arnaud Teyssier

Mis en ligne : [25-02-2009]

Domaine : Lettres


 

Né en 1958, ancien élève de l'Ecole normale supérieure et de l'ENA, Arnaud Teyssier est historien et haut fonctionnaire. Spécialiste d histoire politique, il a publié plusieurs essais remarqués:  Lyautey (Perrin, 2004, prix du nouveau cercle de l'Union), Richelieu, la puissance de gouverner (Michalon, 2007).

 


Arnaud Teyssier, Charles Péguy, Paris, Perrin, mai 2008, 336 pages.


 

Qui, mieux que Charles Péguy (1873-1914), a incarné la vertu républicaine par la modestie de ses origines, sa rectitude morale, ses engagements intellectuels et politiques ? Et pourtant, quelle existence singulière et fulgurante que celle de ce normalien qui revendiquait hautement ses origines paysannes et devint l une des plus grandes figures littéraires et politiques de la France contemporaine... Il fonde en 1900 les Cahiers de la quinzaine, écrit une uvre immense, publie quelques-uns des écrivains les moins conformistes de son temps : Romain Rolland, André Suarès, Daniel Halévy... Son engagement vigoureux dans l affaire Dreyfus, ses combats politiques successifs contre les manipulations de l état-major, contre l antisémitisme, puis contre la république radicale, son amitié puis sa rupture brutale avec Jaurès dessinent un personnage contradictoire et mystérieux. Rompant avec le socialisme de ses débuts pour se convertir à un catholicisme original et ardent, il évolue vers un patriotisme mystique incarné par Jeanne d Arc, figure centrale de son uvre poétique. Vivant dans la pauvreté et loin des honneurs, il ne cesse d irriter ses contemporains par son intransigeance, sa dénonciation de l hypocrisie du monde intellectuel et sa critique du monde moderne, dont il souligne la vanité et la médiocrité agissante. Quant la guerre éclate, ses doutes se dissipent. Il meurt au combat d une balle en plein front le 5 septembre 1914. Sous la plume d Arnaud Teyssier, on croise les figures majeures de notre imaginaire politique et on décèle, grâce à l intelligence lumineuse de Péguy et sa profonde humanité, quelques traits très actuels de notre impuissance démocratique.

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N°1 - 2009/01
 
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